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Raoul, Paulette sa femme et Michelle, leur fille. Bien avant que Raoul naisse, les 2 familles REYNAUD et BAUDRU se connaissaient. Constantin BAUDRU, le père de Raoul et Léon REYNAUD le père de Paulette travaillaient ensembles au dépôt SNCF d'Avignon, ils lièrent d'amitié. Les familles étaient très liées. A 15 ans Paulette REYNAUD qui faisait son apprentissage de brodeuse d'art, offrit à Raoul son "dessus de violon", une protection que l'on place dans l'étuis du violon. Nous avons encore cette très belle pièce brodée. Lorsque Raoul revint un jour en habit d'aviateur, il éblouit une jeune fille de 13 ans, Paulette, et ainsi naquit un amour de 60 ans. Raoul
fût à la fois violoniste, aviateur, syndicaliste, résistant, comptable, poète... Quand
on vous dit que c'était un orateur... Quand
on vous disait que la musique, c'était de famille...
A l'époque, les aviateurs étaient considérés comme des têtes brûlées.
De 1930 à 1944, il habitera à Oullins , 125 grande rue, 9 rue Jean Macé puis 26 rue Pasteur. Il fût syndicaliste à la SNCF. Avant la guerre de 39-45, il débuta une carrière de syndicaliste, tout d'abord à la CGT puis à la CGT-FO. Il vécut la période de scission entre ces deux organisations syndicales. Quant il parlait de la CGT, il disait " les bocheviks ou les cosaques ! ". C'était l'époque où le communisme russe pesait de tout son poids sur l'international socialiste en général et sur la CGT française en particuliers. Sa femme, Paulette, disait que lors de ces meeting pendant les grèves de 1936, elle se demandait toujours si les Bolcheviks n'allaient pas l'étriper. Il est vrai qu'à l'époque faire la grève pouvait faire perdre son emploi par les patrons et reprendre le travail pouvait faire craindre des représailles par les bolcheviks … Tout cela a bien changé aujourd'hui ! Un récit trouvé dans un livre de biographie des militants cheminots retrace sa carrière syndicaliste.
Il
fût résistant. Durant la guerre de 39-40, son appartenance à la SNCF
et aux responsabilités syndicales, l'on conduit à voyager entre la zone
libre et la zone occupée. Il passait des documents pour la résistance,
qu'il dût un jour manger pour éviter de se faire prendre par la gestapo
durant un contrôle inopiné d'un train.
En 1944, il déménage à Villeneuve Saint Georges, 9 rue Emile Zola, en région parisienne. En
1955, il fit construire une maison particulière à Champigny sur Marne, au
2 rue des bourets.
Il fût comptable, à la fin de sa carrière, à la mutuelle de la SNCF. Il prit sa retraite à Pertuis dans le Vaucluse au 120 Rue Hoche. En
1982, ils fêtes leurs 50 ans de mariage.
A la fin de sa vie, il eut une angine de poitrine et mourut d'une attaque cardiaque. Toute la famille était présente excepté son petit fils Christian. Il partit faire ses courses puis après avoir sentit une vive douleur à la poitrine, se fit raccompagner à la maison par une personne. Le médecin appelé en urgence ne put que constater la rapidité d'évolution de l'attaque cardiaque. Il mourut à l'hôpital de Pertuis malgré les soins intensifs prodigués. Son cardiologue qu'il avait vu peu de temps auparavant était assez pessimiste compte tenu du dernier examen. Lors de sa crise cardiaque qui lui fût fatale, il a vraisemblablement compris que c'était la dernière.
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Notes diverses | |||||||||||
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Une
photo de Paulette enfant avec sa mère Sidonie. C'était une femme d'intérieur. Sa maison était toujours tirée à 4 épingles. Elle était intraitable là dessus. Elle était également très exigeante avec son mari Raoul. Une
photo de Raoul et Paulette à leurs 50 ans de mariage. Une
vidéo de Paulette. Paulette
et Raoul étaient toujours restés très jeunes Paulette était aussi espiègle, comme le montre cette vidéo
Paulette
et Raoul chez eux à Pertuis
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