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Mon cher fils, A
ton dernier voyage, tu t’es déjà rendu compte que je songeais à me
replacer. Il se présente pour moi une occasion unique et je veux en profiter. Je pense que tu ne refuseras pas la personne que je te présenterai. C’est
un homme en qui je puis avoir toute confiance, bien élevé, gentil, et
qui a chose qui n’est pas à dédaigner une retraite d’inspecteur de
police. Il a en outre un bel intérieur. Avec tout ceci beaucoup de coeur
et une grande amitié. Sans enfant, il est. Ces
jours-ci, il m’a dit qu’il m’offrait son nom et de vous en faire
part. Ce
qui me touche beaucoup de sa part, c’est qu’il veut, qu’en se
mariant, vous soyez chez lui comme si vous étiez ses fils. En
bien réfléchissant, je crois je ne puis qu’accepter cette offre
car les temps deviennent difficiles pour tous et les charges se
feront plus lourdes aussi bien pour toi que pour Gérard. En contractant ce mariage, je vous aiderai davantage que par le passé et je serai à l’abri du besoin, je quitterai mon travail, car tu comprends qu’il viendra un jour où je ne pourrai plus travailler et qu’à ce moment là mes maigres ressources ne me suffiront plus. Je pense que Paulette acceptera cela du mieux qu’elle pourra et toi de même. Vous savez que mon amour pour vous ne fera jamais défaut et que je ferai encore mieux que par le passé. Lorsque tu passeras à Avignon, j’aurai l’avantage de te le présenter et je suis persuadé que lorsque tu auras fait sa connaissance, tu m’en voudras déjà un peu moins. J’attends donc un mot de toi, et j’espère que tu me donneras satisfaction en me laissant libre d’agir comme je le voudrais. Dans
cette attente, reçois de ta mère ses meilleurs baissers ainsi qu’à
Paulette et Danielle. L BAUDRU
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